A Travellerspoint blog

Never make plans on holidays

Il y'avait un plan, et bien sur rien ne s'est passé comme prévu. Le plan c'était : "On laisse les vélos à Coihayque, on part en stop dans le sud, on se sépare en deux groupes de deux pour que ça soit plus facile, mais on se retrouve chaque soir, on va jusqu'à Rio Tranquillo et si on a le temps et de la chance on pousse jusqu'à Villa O'Higgins".

Plutôt simple sur le papier. Un beau dimanche aprem on se met en route, Jaime et Diego partent devant; avec Rafa on part un peu plus tard avec idée de les rejoindre dans la soirée à Cerro Castillo, 100 km plus au sud.

On joue à la course, au bon gré des voitures qui passent. Avec Rafa on prend des tours de 10 minutes chacun au bord de la route pour tendre le pouce. A 6h du soir,

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Diego et Jaime sont en première position, on les a vu passer une heure plus tôt dans un pickup. Nous sommes toujours à El Blanco, encore 60km jusqu'à Cerro Castillo. Vers 7h une voiture s'arrête, elle va jusqu'à Cerro Castillo, parfait! On va pouvoir rejoindre nos deux compères! Sauf que la voiture tombe en panne (sinon c'est pas assez drôle), la dépanneuse ramène la voiture et ses occupants vers Coihayque tandis que Rafa et moi restons au bord de la route. 8h30 et encore 40km jusqu'à Cerro Castillo... On se donne une demi-heure pour faire du stop avant qu'il ne fasse trop noir. Un bruit de voiture, youpi! Eh non, c'était l'ambulance... j'ai jamais été aussi triste de voir passer une ambulance. Plus que 3 minutes! Un camion s'approche et... s'arrête! Faut dire qu'avec Rafa on a vraiment mit le paquet, on était pas à genoux sur le bitume mais presque.

Le fourgon nous dépose à un croisement, 12km avant Cerro Castillo.

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Il est presque 11h et on va demander à la première ferme l'autorisation de planter la tente dans un champ. Petite pensée pour Diego et Jaime qui vont dormir dehors car on a pris les deux tentes avec nous... Ils ont quand même le brûleur du camping gaz mais sachant qu'on a la bouteille de gaz ça va pas leur être utile, et à nous non plus.

Ayant épuisé toute notre malchance la veille, on s'en sort bien le lendemain matin. Une voiture nous prend devant la ferme, direction Rio Tranquillo! Sur le chemin on s'arrête à Cerro Castillo, on croise Diego et Jaime campés à l'arrêt de bus, tous juste sortis de leurs duvets, je leur balance ma tente depuis le pickup et on promet de se retrouver a Rio Tranquillo.

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Mais bien sur on ne les a pas revu le soir à Rio Tranquillo, ni le lendemain, ni de toute la semaine.

Sans réseau téléphone c'est pas facile de convenir d'un rendez-vous, même s'il n'y a qu'une seule route et des villages de 100 habitants. J'étais pas préparé à passer une semaine en tête à tête avec Rafa, on se connaissait depuis une dizaine de jours, mais au final tout s'est bien passé! On est arrivés à Rio Tranquillo, c'était l'objectif, on a visité la cathédrale de marbre, pêché des truites, et beaucoup marché!

PS: Sur la photo juste en dessous, oui oui c'est bien moi en train de 'cuisiner' à l'arrière d'un camion de bétail. Concours de circonstances...

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Posted by vlejay 08:08 Archived in Chile Tagged de general patagonia cerro lago carrera castillo capillas marmol Comments (0)

Carretera Austral

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Conversation entre Rafa et Jaime :

"Au fait Rafa, on a surement un pote français qui va faire le voyage en vélo avec nous."

"Ah ouai?"

"C'est un mec qu'on a rencontré au volontariat, il nous rejoint à Chaiten"

"Il sait pédaler ce gars?"

"Euh... j'sais pas trop, j'imagine que oui, c'est un français quoi..."

"Il a quoi comme vélo? Et il est au courant que la route la bas c'est que de la terre?"

"Qu'est ce que tu veux que j'en sache? Aller t'inquiète pas ça va bien se passer."

Quelques jours plus tard, dans la tente.

"Putain Rafa y'a un chien qui est en train de vomir contre la tente..."

''T'es sur? On dirait que c'est votre pote."

"Mais non c'est le chien, j'lui ai donné un bout de poisson, mauvaise idée."

"Le français aussi il a bouffé du poisson. Bref, on verra ça demain."

"T'inquiète j'te dis. Aller bonne nuit."

C'étais pas un chien, c'était moi. Le lendemain a été sympa, première journée de vélo, avec le ventre encore bien fragile, heureusement on a fait peu de kilomètres. Première étape d'un voyage de dix jours sur la Carretera Austral, cette route longue de 1200 kilomètres (on en fera 400 en vélo), la majeur partie non goudronnée, vitesse moyenne des voitures 50km/h, plutôt 10km/h pour les vélos. La carretera est relativement peu utilisée - il peut passer une heure sans qu'aucune voiture ne se fasse entendre - bien que ça soit l'unique route chilienne qui relie les villes du Sud au reste du pays.

Pour mes trois compagnons de route et moi, c'était notre premier "grand" voyage en vélo. On a croisé un espagnol parti depuis 8 ans avec son vélo, donc forcément notre petite aventure d'une semaine peut paraître ridicule. Mais bon c'est pas parce que dimanche matin t'as croisé Michael Phelps à la piscine qu'il faut que ça t'empêche d'y retourner le dimanche suivant.

La c'était pareil, enfin presque.

En avant pour le sixième jour, on étudie la carte. D'après la légende le petit trait rouge correspond à une route goudronnée. Donc selon la carte, Jaime, Diego, Rafa et moi devons nous tenir sur un ruban noir large de 10 mètres, bien lisse, confortable, avec des pointillés jaunes au milieu. Sauf que nous nous trouvons sur une piste caillouteuse, truffée de nids de poule, ondulante à souhait, et pas le moindre signe de goudron à l'horizon. A vrai dire on aurait du s'en douter car la veille c'était pareil, la carte nous annonçait du bitume et on l'a cherché toute la journée. Le bureau de réclamation de la Copec (ceux qui font les cartes) est bien trop loin donc on se met en route tranquillement, vers le sud.

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Je vous ai pas encore parlé de ma monture. Pour décrire ce vélo, le chilien dans son langage châtié utiliserait la phrase 'es una mierda'. C'est vrai que je l'ai acheté pas cher à Santiago, sans penser qu'un jour je l’emmènerai en voyage. Marque Oxford, cadre en acier, lourd sans même être solide, aucune suspension et dix fois trop petit pour moi. En partant je me disais "si jamais tu galères trop, tu peux toujours laisser le vélo au bord de la route et continuer à pied". Mais malgré tous ses défauts je m'y suis attaché et j'ai bien envie d'arriver avec jusqu'à Coyhaique.

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Il était midi quand on a commencé à pédaler. Malgré tous nos efforts on arrive jamais à décoller avant 11h. On longe un fleuve pendant une dizaine de kilomètres donc ça grimpe pas trop. Sur le côté de la route, tous les 20 mètres, il y'a des petites bornes. Ou plutôt, une planche jaune avec des numéros peints à la main. 37 220. 37 240. 37 260. A 13h j'ai vu passer la borne 40 000. Dix minutes ont passées et je cherche la borne suivante. Enfin elle apparaît : 41 500. C'est pas possible, j'ai du me tromper, seulement un kilomètre et demi? Et pourtant oui, 41 520, 41 540. Je fais rapidement le calcul dans ma tête, encore 60 kilomètres, on va arriver vers 19h-20h. Et c'est pas comme si je pouvais balancer le vélo dans le bas côté, tremper mes pieds dans un ruisseau, fermer les yeux et attendre que sonne 20h. Non non non, 20h c'est seulement si on continue à pédaler au même rythme. J'essaye de fuir les panneaux - 41 940, 41 960, bientôt un kilomètre de plus! - mais c'est tentant de les regarder passer.

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En milieu d'aprem les choses se gâtent, la Côte Morga pointe son nez (elle était bien indiquée sur la carte la coquine...). Virage après virage ça monte. Ça monte tellement que lorsque je m'arrête pour faire le plein d'eau, je suis obligé de faire demi tour, descendre quelques mètres pour prendre de la vitesse avant d'attaquer de nouveau la côte. Le défilé des bornes jaunes à sérieusement ralenti, j'ai peur de refaire mon calcul. A la place je fantasme nourriture. Et oui en vélo j'ai tendance à éloigner mes pensées du pape, du réchauffement climatique et des tibétains. Les premiers jours je songeais à l'assiette de pâtes du soir, accompagné de la traditionnelle sauce tomate et de la conserve de thon. Je vous assure c'est fameux. Du moins les premiers jours. La je commence à avoir envie de variété (je suis mauvaise langue, avant hier on a échangé les spaghettis pour du riz, toujours avec sauce tomate et thon...). Un hamburger, comme il faut, la rondelle de tomate, une feuille de salade, le cornichon, la viande cuite à point. Et une salade de fruit en dessert. Donnez moi ce que vous voulez, pourvu que ça n'ai pas passé les 6 dernier mois dans un sachet sous vide. Et avec ça en tête je continu à pédaler (sans savoir que le soir même on mangerait des pâtes avec de l'huile, c'est tout ce qu'il nous reste). Je pense aux trois choses cool quand on voyage, manger bien sûr, mais aussi prendre une douche et dormir. Est ce qu'on va planter la tente sous un pont comme hier soir?

Le cadre grince et je jette un coup d’œil à la fissure, elle a pas l'air d'avoir évolué. A l'université on nous apprend que "Une fois que la fissure atteint la taille critique, elle se propage alors de manière catastrophique." C'est quoi la taille critique? Et catastrophique ça veut vraiment dire catastrophique?

Enfin la route s'aplanie, pas tout à fait la descente mais on s'en approche. Tout compte fait on arrivera pour 19h. Pâtes, dodo, douche et demain on recommence!

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Posted by vlejay 11:36 Archived in Chile Tagged road bicycle bike trip dirt patagonia carretera austral Comments (3)

Vives tus parques

Pas évident de trouver internet en voyage donc vous aurez le récit des deux mois derniers en décalé...

Vives tus parques organise des volontariats dans les parcs nationaux chiliens pour participer au développement des parcs -- construction de ponts, de rambardes, de tables de camping, de miradors, d'escaliers, création de sentier-- mais aussi et surtout pour sensibiliser des jeunes à la nature qui les entoure.

J'ai eu de la chance car il faut se battre pour obtenir une place dans ce genre de volontariat et les jeunes ont été très sympas de me faire une place parmi eux.

Grande réalisation de la semaine, les toilettes sèches! Ce bijou technologique renferme entre autre : une ventilation par convection naturelle, un système de séparation du ''numéro 1'' et du ''numéro 2'' -- si si c'est comme ça qu'on fait les vraies toilettes sèches , pas de verrou (sachant que les murs sont en nylon de 25 micromètres le verrou ça devrait pas trop vous préoccuper), possibilité de tenir une conversation avec son voisin (la paroi de séparation est aussi en nylon de 25 micromètres), le tout dans une finition orange fluo histoire de rester discret, n'oubliez pas qu'on est dans un parc national!

Si jamais vous passer dans le coin, parc Tolhuaca au fait, ne manquez pas d'essayer ces toilettes, toutes les critiques constructives sont bienvenues!

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Posted by vlejay 17:29 Archived in Chile Tagged nacional parque tolhuaca Comments (2)

Promenade dans Santiago

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Posted by vlejay 16:19 Archived in Chile Comments (0)

I'm being followed by a Moonshadow

Public. – I love you!!!
Cat Stevens. – What am I supposed to say? My wife's in the audience!

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Posted by vlejay 19:48 Archived in Chile Comments (2)

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